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Actualités

OETH : ce que les entreprises doivent savoir sur leurs obligations déclaratives
L’OETH impose aux entreprises d’au moins 20 salariés d’employer 6 % de travailleurs handicapés et de respecter des obligations déclaratives intégrées à la DSN. Entre suivi des effectifs, déclaration annuelle et risque de contribution financière, sa gestion nécessite rigueur et coordination entre RH et paie. Une approche maîtrisée permet à la fois d’assurer la conformité et de renforcer la politique d’inclusion de l’entreprise.
Qualiopi et formation professionnelle
La certification Qualiopi est aujourd’hui devenue un repère incontournable dans le paysage de la formation professionnelle. Elle garantit la qualité des processus des organismes de formation et conditionne l’accès aux financements publics ou mutualisés. Cependant, si ce cadre structure le secteur, il ne suffit pas toujours à garantir l’impact réel des formations sur le terrain. Entre exigences administratives, complexité des financements et besoins opérationnels des entreprises, la question de l’efficacité et de l’utilité des formations reste centrale. Chez Paie & Services RH, ces constats nourrissent une réflexion sur l’évolution des pratiques de formation pour mieux répondre aux réalités des entreprises.
Taxe d’apprentissage : ce qui change en 2026
En 2026, plusieurs évolutions impactent la gestion de la paie et des ressources humaines. Certaines structures à but non lucratif sont désormais concernées par la taxe d’apprentissage avec de nouvelles obligations déclaratives en DSN. Par ailleurs, l’aide exceptionnelle à l’embauche d’alternants est reconduite pour les contrats conclus entre le 8 mars et le 31 décembre 2026, avec un montant revu à la baisse. Les employeurs doivent donc anticiper ces changements pour sécuriser leurs pratiques.
Transparence des salaires : une obligation à anticiper dès maintenant
D’ici le 7 juin 2026, la directive européenne sur la transparence salariale imposera aux entreprises de plus de 100 salariés de nouvelles obligations en matière de communication et d’égalité de rémunération. Publication des écarts femmes-hommes, affichage des fourchettes salariales dès l’offre d’emploi, interdiction de demander le salaire antérieur d’un candidat, droit d’information des salariés et justification des écarts supérieurs à 5 % : les pratiques RH devront être repensées en profondeur.
Quand la formation ne suit plus le quotidien des équipes
La formation professionnelle reste un pilier stratégique pour les entreprises. Pourtant, sur le terrain, son impact est souvent limité. Trop théoriques, trop standardisées ou déconnectées des réalités opérationnelles, certaines formations peinent à transformer durablement les pratiques. Ce décalage entraîne un retour sur investissement réduit, une surcharge pour les managers et parfois un désengagement des collaborateurs. Face à ces constats, une question s’impose : comment redonner à la formation un rôle réellement utile et opérationnel ?
Arrêts maladie : ce qui change en 2026 et leurs implications pour la paie et les RH
L’année 2026 introduit plusieurs évolutions importantes dans la gestion des arrêts maladie en France. Bien que le régime d’indemnisation de l’Assurance maladie reste inchangé (50 % du salaire journalier, versement à partir du 4ᵉ jour, plafond lié au SMIC), la revalorisation du SMIC impacte le calcul du plafond des indemnités journalières. La LFSS 2026 instaure pour la première fois un encadrement de la durée des arrêts maladie, avec des plafonds pour les arrêts initiaux et leurs renouvellements, renforçant ainsi la planification RH et le suivi des absences longues. Par ailleurs, l’acquisition des congés payés pendant un arrêt maladie se poursuit : 2 jours ouvrables par mois pour maladie non professionnelle, 2,5 jours pour accident du travail ou maladie professionnelle, avec attention portée aux reports éventuels.
Titres-restaurant et télétravail : ce qu’il faut savoir en 2026
Avec le développement du télétravail, la question de l’attribution des titres-restaurant se pose pour de nombreuses entreprises. Le principe est clair : un salarié en télétravail doit bénéficier des mêmes avantages que ses collègues sur site, dès lors que ses conditions de travail sont équivalentes. Ainsi, lorsque la journée de travail comprend une pause repas effective, les titres-restaurant doivent être attribués, sauf situations particulières. Pour les employeurs, l’enjeu est de garantir l’égalité de traitement tout en sécurisant leur politique RH au regard du cadre légal.
Congés payés et heures supplémentaires : une nouvelle décision clé de la Cour de cassation
La Cour de cassation a décidé, le 10 septembre 2025, que les jours de congés payés doivent désormais être pris en compte dans le calcul du seuil de déclenchement des heures supplémentaires. Cette évolution aligne le droit français sur le droit européen et modifie les pratiques de calcul pour les employeurs. Les entreprises doivent donc adapter leurs méthodes afin de sécuriser le décompte du temps de travail et le paiement des heures supplémentaires.
Loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 : une réforme structurante pour les entreprises et la paie
La LFSS 2026 modifie en profondeur les règles de paie dès le 1er janvier 2026. Revalorisation du SMIC, hausse du PMSS, nouveaux taux de cotisations et mise en place de la Réduction Générale Dégressive Unifiée (RGDU) impactent directement le calcul des salaires et des charges patronales. Ces évolutions nécessitent un paramétrage rigoureux des logiciels de paie et une vigilance particulière en début d’année afin de sécuriser les pratiques des entreprises.
Retour en image sur notre matinale IA & RH
Cette matinale IA & RH a réuni professionnels et partenaires autour d’un petit-déjeuner convivial dédié aux usages concrets de l’intelligence artificielle dans les ressources humaines. Aux côtés de Factorial, les participants ont découvert Factorial One, une IA sécurisée et opérationnelle permettant de réduire les tâches répétitives, d’accélérer la production de documents RH et de recentrer les équipes sur des missions à plus forte valeur humaine. Ce premier événement marque le début d’une série de rendez-vous dédiés aux solutions SIRH et à l’innovation RH pour 2026.
Réduction générale de cotisations patronales : ce qui change au 1er janvier 2026
À compter du 1er janvier 2026, la réduction générale de cotisations patronales évolue avec la création de la réduction générale dégressive unique (RGDU). Le dispositif reste ciblé sur les bas et moyens salaires, avec une exonération maximale au niveau du SMIC, puis dégressive jusqu’à disparition au-delà de 3 SMIC. La réforme modifie les paramètres de calcul : augmentation de la cotisation vieillesse déplafonnée à 2,11 %, intégration partielle de la cotisation AT/MP et intégration totale des cotisations maladie (13 %) et allocations familiales (5,25 %), nouvelle formule de calcul tenant compte du FNAL applicable. Ces changements ont un impact direct sur le paramétrage des logiciels de paie. Une attention particulière est nécessaire pour garantir que la réduction soit nulle au-delà
Revalorisation du plafond de la Sécurité sociale : ce qu’il faut savoir pour 2026
À compter du 1er janvier 2026, le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS) sera revalorisé de 2 %, pour atteindre 48 060 €, avec un plafond mensuel fixé à 4 005 €. Cette évolution, annoncée par le Bulletin officiel de la sécurité sociale (BOSS), impacte directement le calcul des cotisations sociales plafonnées ainsi que les droits sociaux des salariés (retraite, indemnités journalières, pensions). La revalorisation du PASS modifie l’assiette de cotisation pour les salariés dont la rémunération se situe à proximité des plafonds et implique, pour les services paie et ressources humaines, une mise à jour des paramétrages des logiciels de paie dès le 1er janvier 2026 afin de garantir la conformité des calculs. Les montants définitifs seront officialisés par un arrêté à paraître avant la fin de l’année 2025, qui viendra confirmer les valeurs applicables pour l’exercice 2026.
Paie & RH : les nouveautés au 1er septembre 2025
À compter du 1er septembre 2025, plusieurs évolutions impactent directement la paie et les ressources humaines. Les arrêts de travail doivent désormais être justifiés uniquement par le nouveau formulaire Cerfa papier officiel, signé par le médecin et transmis à la CPAM dans un délai de 48 heures, toute copie ou scan étant refusé. La retraite progressive devient accessible dès 60 ans pour les salariés justifiant de 150 trimestres, avec un refus de l’employeur strictement encadré et son silence valant accord. En matière d’assurance chômage, la quatrième modulation du bonus-malus entre en vigueur avec une contribution fixée à 4 % et modulable entre 2,95 % et 5 % pour les entreprises de plus de 11 salariés dans les secteurs exposés aux contrats courts. Enfin, le versement mobilité évolue avec l’instauration d’un taux de 0,80 % en Corse sur le territoire de Marana Golo et la mise en place en région PACA d’un taux régional de 0,15 %, ce qui impose une mise à jour des paramétrages de paie et une vigilance particulière pour les employeurs multi-sites. Ces réformes visent à renforcer la lutte contre la fraude, sécuriser la transition vers la retraite, responsabiliser les entreprises et soutenir le financement des mobilités locales.
Le Versement Mobilité : ce que les entreprises doivent savoir en 2025
Le versement mobilité est une contribution financière obligatoire versée par les employeurs publics ou privés comptant 11 salariés ou plus. Elle a pour objectif de financer les transports en commun organisés par les collectivités locales (métropoles, communautés d’agglomération, etc.). Cette taxe : Ne s’applique que dans les zones où une autorité organisatrice de la mobilité (AOM) est mise en place. Concerne des villes comme Toulouse, Montpellier, Nîmes, Perpignan, ainsi que des villes plus petites comme Muret, Castres, Carcassonne… Est déclarée via la DSN (Déclaration Sociale Nominative), prélevée mensuellement, et versée à l’Urssaf. Les employeurs doivent veiller à actualiser leur situation géographique en cas de déménagement ou d’ouverture d’établissement.
Réforme des saisies sur rémunération : ce qui change au 1er juillet 2025
À compter du 1er juillet 2025, une réforme majeure modifie la gestion des saisies sur rémunération. Désormais, ce ne sont plus les greffes des tribunaux judiciaires qui en assurent le traitement, mais les commissaires de justice. Cette évolution vise à simplifier les démarches pour les employeurs tout en renforçant le suivi des procédures. Toutes les saisies en cours ou engagées après cette date sont concernées, à l’exception des paiements directs de pensions alimentaires, des saisies à tiers détenteur au profit de l’administration fiscale et des cessions enregistrées par les greffes. Une mesure transitoire prévoit la suspension automatique des saisies actives avant juillet 2025, avec des ajustements dans les logiciels de paie pour gérer cette transition. Le mode de calcul évolue également : les retenues ne s’arrêtent plus automatiquement une fois la dette réglée, mais uniquement sur présentation d’une mainlevée, et en cas de trop-perçu, le remboursement est effectué par le commissaire de justice. En parallèle, la réforme n’impacte pas les règles de priorité entre saisies ni les paramètres de calcul de la quotité saisissable. Des messages d’alerte et des rappels sont intégrés dans les outils de gestion pour accompagner les utilisateurs dans cette nouvelle organisation.
L'intégration : une étape clé trop souvent sous-estimée
En 2023, 1,2 million de collaborateurs ont rompu leur période d’essai en France, un chiffre alarmant alors que 72 % des salariés estiment que l’intégration reflète la réalité de l’entreprise. Un onboarding mal préparé peut entraîner des coûts importants (jusqu’à 8 000 € par recrutement), démotiver les équipes et nuire à l’image employeur. À l’inverse, une intégration bien pensée augmente de 82 % les chances de fidéliser un collaborateur, renforce la cohésion et accélère la montée en compétences. Pour réussir, l’onboarding doit commencer dès l’entretien, en posant des questions simples pour personnaliser le parcours d’intégration.
Loi de finance 2025 - Modification du régime d'exonération des apprentis
Depuis le 1er mars 2025 le régime social des apprentis a évolué avec la réduction de l’exonération de cotisations salariales limitée désormais à 50 pour cent du Smic. Les apprentis sont également partiellement soumis à la CSG et à la CRDS ce qui diminue leur salaire net. L’exonération d’impôt sur le revenu est en revanche maintenue dans la limite du montant annuel du Smic. Ces changements entraînent une baisse du salaire net pouvant aller jusqu’à 146 euros par mois pour certains apprentis. La réforme vise à aligner leur statut sur celui des autres salariés tout en préservant l’attractivité de l’apprentissage.